Chapitre 11

Chapitre 11
Lily

Je me regarde dans la glace, replace quelques mèches rebelles ici et là, ajuste mon haut et remonte ma jupe. Voilà, je suis fin prête. Ce soir, Bill m'invite au resto. Hier, nous avons enfin signé. Nous avons notre appartement, rien qu'à nous ! Alors il faut fêter ça. Seulement, ce soir, c'est dans un resto assez chic que nous nous rendons. Je ne comprends pas trop pourquoi il fait tant de cérémonies pour cet événement, à mon avis ouvrir une bouteille de champagne aurait largement suffi. Enfin, je ne vais pas dire non ! J'ai passé l'après midi à refaire nos valises et nettoyer la chambre. Ca fait déjà deux semaines que nous sommes là, et cet hôtel ne va pas me manquer. C'était sympa, mais un peu petit. L'appartement que Bill a trouvé est parfait. 80m², balcon donnant vue sur la plage. Quatre pièces : une chambre avec un lit deux personnes, une salle de bain avec douche et baignoire, une cuisine, et un salon-salle à manger. J'ai un peu peur, dans un sens. C'est stupide mais tout est tellement parfait. Il y a un mois je pensais avoir la pire des existences possibles, et aujourd'hui tout me sourit. C'est comme si il y avait quelque chose caché derrière tout ça, qui ne demandait qu'à sortir pour venir détruire mon bonheur tout récent.
Je me fais certainement des idées
J'ouvre doucement la porte de la salle de bain, Bill est encore en train de chanter sous la douche. Je me racle bruyamment la gorge.

-Euh Bill ? Il serait peut-être temps d'y aller non ? Tu as réservé pour 20 heures, c'est à dire dans une demi heure.
-J'arrive.

Une demi heure avec Bill pour se préparer, c'est vraiment le minimum syndical. Il se sèche les cheveux, les lisse, les fixe avec de la laque et retouche quelques mèches avec du gel. Ensuite, c'est le maquillage. Fard à paupières noir, crayon noir, tout y passe. Enfin, cinq minutes avant l'heure, nous voilà partis.

Waouh ! Je n'ai jamais rien vu d'aussi chic. Un serveur vient nous installer à notre table. Tout est délicieux. L'entrée, le plat, le vin, le champagne... La musique aussi. Au moment de commander les desserts, ma tête tourne légèrement. Je ne tiens pas beaucoup l'alcool. Je remarque que Bill triture nerveusement sa serviette. Ohoh.

-Bill ? Quelque chose ne va pas ?
-Tout va bien. Seulement, il faut que je te dise quelque chose, et ce n'est pas facile... Sais-tu pourquoi je t'ai amenée ici ?
-Pour l'appartement ?
-L'appartement ?
-Ben oui, tu as dit qu'on devait fêter ça non ?
-Oh, tu crois vraiment que j'aurais fait tout ça juste pour l'appart ?
-C'est ce que tu m'as dit...
-Je sais, mais il fallait garder la surprise...

Il prend une grande bouffée d'oxygène, et me regarde dans les yeux.

-Voilà. Lily, je sais qu'on se s'est pas retrouvés depuis très longtemps, mais tout a été très vite ave toi. Ma vie n'était qu'une succession d'erreur, et maintenant, ici, avec toi, elle est parfaite, je ne vois pas ce que je pourrais demander de plus que ce que j'ai en ce moment. A part une chose. Lily, je voudrais t'épouser...

J'ai la bouche grande ouverte, et je laisse tomber ma fourchette dans mon assiette. Tous les regards se tournent vers moi. Je rougis. Ce n'est pas comme ça qu'on doit réagir à une demande en mariage ! Je suis sur le point de répondre, lorsqu'il reprend.

-Je t'en prie, ne répond pas tout de suite. Ce ne serait pas honnête que tu réponde oui, et que tu t'engages pour la vie avec un homme dont tu ignores une partie du passé. Une partie dont crois moi, j'ai honte, une partie que je voudrais oublier, mais qui fait partie de ma vie... Alors tu accepteras, ou refuseras ma demande, une fois que j'aurais fini de tout t'avouer. Ne m'interromps pas, ne pose pas de questions, laisse moi aller jusqu'au bout. Ca va être très dur pour moi, mais je dois le faire. Quand j'aurais terminé, tu seras libre de prendre la décision qui t'appartiens, et que je respecterai quelle qu'elle soit. Mon passé... contient des zones d'ombre terribles, auxquelles j'aimerais ne plus jamais penser, mais je te dois la vérité.

Un grand silence s'ensuit. Je n'ose même pas respirer. Je m'attends au pire. Bill ferme les yeux, inspire, et se remet à parler.

-Bien. Je n'ai jamais voulu te dire jusque là, par quoi je suis passé pour arrivé là où j'en étais quand nous nous sommes revus. Il y a deux raisons à cela. La première, est que je ne savais pas quelle genre de personne tu étais devenue, et par conséquent si je pouvais me confier à toi. La seconde et principale raison, était la peur que tu ne me vois plus jamais de la même façon, que je te dégoute, que tu me déteste. Chose que, tu me diras, je mériterais...
A 16 ans, lorsque tu es partie pour tenter ta chance dans le milieu du cinéma, j'ai moi aussi arréter mes études pour percer dans la chanson. Tu sais à quel point ça a toujours été mon rêve. J'ai fait toutes sortes de maquettes, je les ai envoyé un peu partout. Seul, en groupe... J'ai tout tenté. Je me suis même inscrit à certaines émissions de télé réalité, pour y arriver. Sans succès. A 18 ans, j'étais sans diplôme, sans avenir. Je ne voulais plus retourner à l'école, j'avais l'impression qu'il était trop tard pour moi et que de toutes manières, je finirai bien par devenir chanteur, puisque j'étais né pour ça. En attendant, mes parents ne me supportaient plus. Je ne faisais rien de mes journées, je passais mon temps à traîner les rues. L'ambiance familiale se dégradait de plus en plus. Quand j'y repense, je comprends évidemment leur réaction. J'ai commencé à tomber dans la dépression. J'avais le sentiment de ne servir à rien, de n'être rien. Mes fréquentations ont changé. Un jour où j'étais parti de chez moi après une violente dispute avec mon père, je suis parti rejoindre des copains, et j'ai fumé mon premier joint. C'était comme magique pour moi. La réalité était transformé, le monde n'était plus le même. Un moyen de fuir la réalité. Je fumais de plus en plus fréquemment, et je suis tombée dans cette foutue spirale. Un joint, l'acide, et ensuite, l'héro. Oui, j'étais un vrai drogué, un mec qui ne savait vivre qu'à travers les drogues dures. Seulement, la drogue, c'est pas gratuit, et je pouvais pas arrêter. Alors j'ai commencé par des vols. Un sac à main, un portefeuille, tout ce que je trouvais. Mais j'aimais pas ça. J'avais beau me détruire moi même, je n'avais pas envie de faire de mal aux autres. Mais fallait payer, toujours trouver de l'argent, toujours plus.
Un soir, j'ai croisé un mec complètement paumé. Il m'a dit qu'il se droguait depuis un an et que pour payer, yavait pas le choix. Il se prostituait. J'ai trouvé ça dégueulasse, sur le coup il m'a vraiment écoeuré. Je ne comprenait pas comment on pouvait vendre son corps pour de l'argent. Pour cette saleté de drogue.
Seulement, au bout d'un certain temps, je me suis rendu à l'évidence. L'argent, ça tombe pas du ciel et les vols, c'est risqué et contre ma façon de penser. Alors j'ai essayé. Une nuit. J'en ai pleuré pendant des jours. Mais en même temps, j'avais tout ce fric. Alors j'ai recommencé. Une fois, deux fois, puis presque tous les soirs pendant six mois. J'ai arrêté quand je n'en pouvais plus. A cause de certains cons, qui me frappaient. Après avoir essuyé une dizaine de coups et un nez cassé, j'ai jeté l'éponge.
C'est la que j'ai pris la décision que je regretterai le plus de toute ma vie. J'ai commencé à revendre. Devenir dealer. Ca gagne un fric monstre, t'imagine même pas. Avec des copains, on acheté de la drogue de basse qualité en masse, et on revendait ça super cher à des débutants qui n'y connaissent rien.
Lily, quand on est arrivés ici, je t'ai dit que je n'avais aucun problème d'argent. C'est grâce à cette sale période. Je gagnais cinq fois plus que ce que j'avais besoin. J'ai fait ça pendant environ un an. Mais un truc m'a fait revenir à la réalité. Un jour, je marchais dans la rue, et je suis tombé sur un journal. Je l'ai ramassé, et ce que j'ai lu m'a traumatisé, je pense à vie.
Un titre : « Un jeune garçon mort d'overdose ». Une photo à côté. Ce gosse, je le reconnaissais. C'était moi qui lui avait vendu l'héro la veille. Je me sentais comme un meurtrier. J'avais tué quelqu'un... Quinze ans, il avait. Toute la vie devant lui. C'était sûrement son premier shoot, il en a trop mis d'un coup et voilà... J'ai eu un face de moi un gamin paumé, paumé comme tous ceux qui commencent à se droguer, et au lieu de l'aider, de lui parler, moi je l'ai juste aidé à mourir...
J'ai eu vraiment peur. J'ai arrêté le deal. Pour toujours.
Seulement, j'ai pas eu de chance. Un mois après, des flics sont venus sonner chez moi. Plusieurs drogués m'avaient dénoncé. J'ai pas eu la force de mentir, de dire que c'était faux. J'ai tout de suite été emmené au poste, et j'ai tout avoué. Je me suis fait mettre en détention provisoire, pour détention et trafic de drogue. En attendant mon procès je restais prostré dans ma cellule. Mes parents refusaient de venir me voir. Je voulais mourir.
Un jours, on m'a demandé au parloir. J'ai été voir, et j'ai eu la surprise de voir mon cousin, dont je n'avais aucune nouvelle depuis quelques années. Mon cousin, c'est Tom. Il avait entendu toute l'affaire, et voulait m'aider. Il a tout mis en place pour ça. Moi, j'étais une vraie loque incapable de réfléchir, un drogué en manque. Il a payé ma caution, une vraie fortune, pour me faire sortir jusqu'au procès. Il a payé mon séjour dans un centre de désintoxication, il a déniché le meilleur avocat de la région. Tom, c'est quelqu'un de très influent, qui a beaucoup de contacts... Et beaucoup d'argent. Il a tout pris en charge, du début à la fin. Je n'ai rien eu à faire. Le jour de mon procès, j'étais sorti du centre totalement clean. Mon avocat a été à la hauteur du fric que Tom a dépensé pour lui. J'ai à peine eu à verser une amende, que Tom s'est empressé de régler. Il a été exemplaire.
Je me sentais énormément gêné vis à vis de lui, avec tout ce qu'il avait fait pour moi en étant seulement mon cousin. J'ai voulu lui rendre la monnaie de sa pièce. Je me suis souvenu de tout l'argent qui dormait sur mon compte, mais Tom n'en a pas voulu, il n'en avait pas besoin. Tu n'imagine même pas l'étendue de sa fortune. En même temps, être réalisateur...
Je me souviens parfaitement de ce jour où je sui allé le voir. Je lui ai dit qu'il pouvait absolument tout me demander, que je lui devais quelque chose, n'importe quoi. Il a longtemps refusé, disant qu'il n'avait besoin de rien. J'ai tellement insisté qu'un jour, il a réfléchit, et m'a avoué qu'il n'arrivait pas à trouver l'acteur qu'il lui fallait pour son nouveau film. Quelqu'un exactement... Dans mon genre. Alors j'ai réfléchit. Je n'avais rien. Pas de boulot, plus de parents. Rien, j'étais perdu, Tom était la seule épaule sur laquelle je pouvais me reposer, la seule personne de confiance que j'ai. Et puis, après tout, je m'étais déjà prostitué, je n'avais plus rien à perdre. Je voulais tant rendre ce service à Tom, qui m'avait sauvé la vie. Alors j'ai accepté.
Voilà, tu sais tout. Du moment où l'on c'est quittés jusqu'à celui où l'on s'est retrouvés.

J'ai la tête qui tourne. Ce n'est plus l'alcool, c'est lui. Je ne sais même plus qui je suis, ni ce que je fais là. J'étais vraiment heureuse, il y a quelques minutes ? On parlait vraiment d'un appartement rien que pour nous et de mariage ? C'est impossible... Je ne le regarde même pas. Je me lève de ma chaise et court sans savoir où aller.

Bill

Je lui ai tout dit. Je ne sais pas si j'ai bien fait... Si, bien sûr. C'est normal si elle ne veut plus de quelqu'un comme moi, et je ne pouvais pas continuer à lui cacher, c'était trop lourd.
Je sais où la trouver. Sur la plage. Je paie l'addition, et commence à chercher. Je la vois rapidement, sur le sable, en face des vagues déchaînées. Elle a la tête sur les genoux, les épaules secouées de sanglots. Je viens m'assoire à côté d'elle et attend, sans un mot. Contre tout attente, au bout de quelques minute de silence, elle scelle mes lèvres d'un baiser. Je la serre très fort contre moi, je sens des larmes piquer mes yeux.

-Pardon Lily, pardon d'avoir été aussi con et de ne t'avoir rien dit avant.
-J'accepte.
-Tu acceptes mes excuses ?
-Tu n'as pas à m'en faire. J'accepte ta demande en mariage.

Je la regarde sans comprendre. Elle poursuit.

-J'accepte, Bill Kaulitz, à une seule condition. Si tu as encore un secret, tu me le dis maintenant. Je promets de tout pardonner. Absolument tout. Je laisse le passé au passé. On recommence à zéro. On a tous les deux fait des erreurs, mais c'est fini. J'accepte de tout te pardonner, même la pire des choses, seulement à cette condition. Alors, une dernière chose à confesser ?

J'hésite terriblement. Elle m'a promis de tout me pardonner, mais je ne peux pas lui parler de Céline. Pas ça. Je ne supporterais pas de la blesser. Je ne peux pas...

-Rien du tout. Je n'ai plus aucun secret. Tu sais tout de moi.

Elle a un énorme sourire.

-Je te fais confiance. Par contre si un jour par hasard, j'apprend que tu m'as menti, et que tu me cache toujours quelque chose, la moindre chose, je partirai. Tu comprends ?

Je hoche la tête. Il faut que je lui dise...

-Lily il faut que je te dise encore une chose.
-Je t'écoute.
-Je...

Je regarde ses yeux, ses grands yeux clairs. Ils sont plus beaux que tout, je l'aime plus que tout.

-Je t'aime.

Elle me répond par un baiser. Tant pis, elle ne saura jamais.

Chapitre long et lourd, j'ai pas réussi à le raccourcir, tant pis. Voilà, vous savez tout.
Dernier chapitre à venir.
Je n'accepte plus les amis qui ne sont pas mes amis ! (logique sauf pour certain(e)s) !!

# Posté le jeudi 25 janvier 2007 16:15

Modifié le samedi 27 janvier 2007 09:28

Chapitre 12

Chapitre 12
Ce chapitre est le dernier. Vous aimez pas ? Tant mieux, moi non plus. Pas le moral, pas envie de soigner la fin. Tant pis, elle sera bâclée.
Bon, pour faire simple et éviter de toujours répéter "Bill" et "Lily", voilà la légende :
-Bill
-Lily
Simple non ?



Qui a dit que le bonheur n'existait pas ? Qu'il n'était réservé qu'à certaines personnes ?
Je ne suis pas d'accord. Le bonheur, tout le monde peut y accéder. Il suffit juste de le vouloir vraiment. Le bonheur ne doit pas dépendre des autres, mais de ce qu'on décide de faire de sa propre vie. J'ai décidé d'être heureuse, j'ai décidé d'aimer chaque seconde de la vie, et personne ne pourra m'en empêcher. Un rayon de soleil, un sourire d'un passant inconnu dans la rue, un baiser de celui qu'on aime... A quoi bon chercher la vie parfaite, elle sera parfaite si on arrête de chercher mieux et que l'on se contente de ce qu'on a.
J'en suis l'exemple même. Je n'ai rien de spécial. Je suis une ancienne actrice de X qui vit avec un ancien drogué et taulard. Je suis une simple caissière qui n'a pas fait d'études, moi qui rêvait d'une brillante carrière, et qui va se marier à un serveur. Un mariage auquel ne participera ni famille, ni amis, et pour cause, nous n'en avons plus.
Et pourtant... Pourtant, personne aujourd'hui ne pourrait être plus heureux que moi aujourd'hui.


J'aime la vie. J'aime mon métier, pourtant banal, j'aime la ville où je vis, j'aime la femme que j'aime, j'aime penser à mon mariage avec la fille que j'aime. J'aime penser au nombre d'enfants que je vais avoir avec elle, j'aime penser à notre vie future. J'aime me lever le matin en me disant que je vais travailler, j'aime rentrer chez moi en me disant que je vais la retrouver.
Qui a dit que le bonheur n'existait pas ?


J'ai fini ma journée, je fais les comptes de ma caisse. Je lance un grand sourire à mes collègues et leur souhaite un bon courage pour la suite. Je me lève et sors. Je prends mes clés, me glisse dans ma voiture, et démarre.

Je finis plus tard que d'habitude, aujourd'hui. Je fais des énormes sourires à tous les clients, je ris avec eux. Et pour cause, dans deux jours je me marie. Je n'ai qu'une hâte, aller rejoindre ma jolie fiancée.

Me voilà arrivée, quelques man½uvres et je suis garée. Je prends l'ascenseur et arrive devant la porte. Quelqu'un attend. J'ai déjà vu cette fille...

Je lis et relis la lettre. Comment une vie peut-elle basculer en si peu de temps ?

Tu m'as trahie. Je t'avais prévenue, que je partirai.
Je t'aime. Adieu.
Lily


Un autre bout de papier où est griffonné quelque chose à la hâte attire mon attention.

Je t'avais dit que tu me le paierais. J'arrive toujours à me venger.

Céline...

Qui a dit que le bonheur n'existait pas ? Moi.


FIN

# Posté le lundi 29 janvier 2007 16:53

Modifié le mardi 30 janvier 2007 02:10

Hello

Hello
Quelques nouvelles :

J'ai commencé une nouvelle fic (j'ai fait 4 chapitres), mais je suis plus sure du tout de la publier. Pourquoi ? Parce que la plupart n'aiment plus mes fics alors ça sert à rien... Voila !

Edit : Pour Po : Je vois pas où j'ai dit que c'était à cause du nombre de commentaires je suis pas stupide à ce point là. Je le sais c'est tout, vu les commentaires que j'ai du genre "je préférai ta première fic", "c décevant" etc... Je reproche absolument rien à celles qui ont dit ça parce qu'elles ont le droit de le penser et de le dire ! Et aussi parce que c'est vrai donc voilà !

Autre question de Marion : "je pensais que les fics tu les faisais pour toi, pas pour les autre". Eh bien oui, en effet tu as raison je les fais pour moi. C'est pour ça que je n'ai pas arrété d'écrire ! Je continue à écrire des fics... Pour moi. Je n'ai pas super envie de la faire lire aux autre c'est différent ! Ensuite, je n'ai pas dit que ma décision était définitive, je réfléchirai encore un peu. Voila merci pour tes coms en tout cas, et merci bcp d'avoir aimer lol. Bisous


Si vous avez des questions concernant la dernière fic posez les ici ! Pour celles qui ont pas compris ben désolée, je peux pas mieux expliquer...

En tout cas merci à toutes celles qui ont aimé jusqu'au bout.

# Posté le mercredi 31 janvier 2007 15:01

Modifié le samedi 03 février 2007 07:17

Prologue

Salut les gens !
hé oui me revoilà parce que franchement, c'est trop dur et ça me manque trop...
Je continue ma fic comme je l'avais dit, mais continuer juste pour soi c'est moins encourageant que de savoir que d'autres personnes l'aiment et de voir tous les coms super gentils. Et puis avec le dernier article j'ai réalisé combien en fait vous etes nombreuses et ça me touche énormément.
Donc voila le prologue de ma nouvelle, si il vous parait bizarre c'est normal ce n'est qu'un prologue XD l'histoire ne prendra forme qu'au bout de quelques chapitres, donc soyez patients. J'ai déja écrit 7 chapitres en plus du prologue, ce qui me laisse de la marge.
Bonne lecture et merci à toutes.


C'est arrivé comme ça, un peu par hasard. C'est Lucy qui l'a découvert. Lucy, c'est ma meilleure amie, celle que je ne connais que depuis trois ans mais par c½ur. J'étais assise sur mon lit, en tailleur, les yeux fermés, réfléchissant à la manière dont j'allais bien pouvoir entrer dans cette soirée privée. Lucy m'a tiré par le bras en me désignant le magazine qu'elle lisait sans dire un mot, la bouche grande ouvert. J'ai jeté un coup d'½il et lui ai aussitôt arraché des mains. Jessy, l'étoile montante de la chanson rock française. Une photo à côté, photo qui a bouleversé ma vie. Cette fille, c'était mon portrait craché. Bon, pas tout à fait, mais le ressemblance était étonnante. J'ai couru à travers toute la maison, et ramené tout le nécessaire de maquillage que j'ai pu trouver. Lucy a passé une heure à s'occuper de mon visage, tout en se concentrant attentivement sur la photo devant elle. Quand elle a fini, elle m'a regardé avec un grand sourire, l'air fière d'elle. Elle m'a tendu un miroir, et ce que j'y ai vu m'a coupé le souffle. Lucy est très douée. Je n'avais plus une vague ressemblance avec cette Jessy, j'était son sosie. Aucun doute. C'était la chance de ma vie.

J'habite à Paris, dans le 16e, un appartement immense et presque toujours vide. Mes parents sont très riches, mais rarement chez moi. A 19 ans, j'ai un compte en banque à en faire pâlir plus d'une. Je suis le type même de fille que vous détestez sûrement : Belle, riche, égoïste, fêtarde, sûre d'elle, insupportable à souhait.
J'ai toujours aimé sortir. Mais il faut dire qu'au bout d'un certain temps, les soirées riches du 16e ne me suffisaient plus. Alors depuis que je me suis découvert la même bouille que la nouvelle star française, j'ai tapé un niveau au dessus : les soirées riches ET people. Pour ça, LA boîte VIP du 16e : Le Calypso. Aucun problème pour y entrer. Les videurs me voient et m'adressent un grand sourire sans un mot. Je passe le plus simplement du monde, toujours accompagnée de Lucy. Lucy, aussi blonde que je suis brune, aussi gentille que je suis hautaine, aussi réservée que je suis croqueuse d'hommes. Je tiens à elle plus qu'à n'importe qui, elle est pour moi ma seule famille.

Vous savez maintenant à qui vous avez affaire. Laissez moi donc vous raconter mon histoire.
Ah j'oubliais, une petite précision. Je m'appelle Sally.

# Posté le mardi 06 février 2007 09:11

Modifié le mardi 06 février 2007 12:35

Chapitre 1

Chapitre 1
Les cris retentissaient dans toutes les pièces. Sally se précipita dans la salle de bain et ferma la porte à clé. Ses parents n'étaient pas souvent là mais quand c'était le cas, ils ne pouvaient pas rester cinq minutes sans se hurler dessus.
Elle retira un à un ses vêtements avant de monter sur la balance en retenant son souffle. Elle grimaça en apercevant le chiffre indiqué sur le cadran. 52 kgs. Beaucoup trop pour son mètre soixante-dix. Elle sursauta en entendant frapper à la porte de la salle de bain et s'empressa de ranger l'appareil. La voix stridente de son frère l'interpella derrière la porte. Il ne savent pas parler sans crier, ici ?

-Sally ouvre tout de suite je dois prendre ma douche !
-Et alors ? Moi je vais y entrer. Tu iras quand j'aurais terminé !
-Papaaaaa !

Alex était vraiment un sale gamin. Il avait 15 ans, mais en paraissant 10 dans sa tête. Sally grogna lorsqu'elle entendit son père tambouriner à la porte.

-Sally ! Sors tout de suite de cette salle de bain, ton frère t'as dit qu'il voulait prendre sa douche !
-Et alors ? Rétoqua-t-elle. Depuis quand il est prioritaire sur moi ce morveux ?
-Sally ! Tu sors immédiatement ou c'est moi qui ouvre !

La jeune fille se rhabilla et ouvrit, regardant son père d'un air furieux.

-Vivement que tu te casses ce soir toi alors !
-Ouais ! Que je vois plus votre sale petite gueule à toi et à ta mère !

Sally courut sans sa chambre et se jeta sur son lit. Elle attrapa son oreiller et le colla sur sa figure, étouffant un long hurlement de rage. Pour qui il se prenait celui-là ?
Elle n'avait jamais particulièrement aimé ses parents, et notamment son père. Il avait toujours pris bien soin de la rabaisser devant son petit frère, et de lui faire comprendre qu'elle n'était absolument rien. Sa mère était plus douce et gentille, mais la façon qu'elle avait de toujours s'écraser devant son mari énervait Sally au plus haut point. De toutes façons, ses parents ne s'aimaient pas, elle le savait bien. Mais elle se demandait souvent si ils l'aimaient, elle. Sûrement que non. Elle n'avait jamais reçu la moindre marque d'affection. Enfin, le fait qu'ils ne s'occupaient guère d'elle lui laissait autant de libertés qu'elle le désirait pour les sorties.
Elle se leva, alluma son ordinateur portable et se connecta à msn. Lucy était connectée, mais son statut était sur « absente ». Sally allait partir lorsqu'elle vit une fenêtre s'ouvrir. Elle ne reconnut pas l'adresse de celui qui venait lui parler.

Hilf mir fliegen dit :
Salut
Ce soir... dit :
T'es qui ?
Hilf mir fliegen
Sally c'est moi, Cat ! je me suis crée une adresse pour venir te parler parce que as bloqué mon autre adresse ! Ca va ?

Sally eu un hoquet de surprise. Cat était le genre de fille qu'elle détestait : Sotte, sans personnalité, en admiration devant elle. Elle l'avait déjà sèchement rabrouée la dernière fois qu'elle lui avait parlé. Cette fille n'a donc aucun amour-propre pour vouloir revenir vers elle après la façon dont elle l'avait traitée ?

Ce soir... dit :
Ecoute Cat, si je t'ai bloquée c'est bien pour une raison non ? Je n'ai aucune envie de te parler, les gens comme toi ne m'intéressent pas. Tu vois là je vais aller me préparer, pour aller dans le genre de soirée où TOI tu ne pourras jamais te rendre, alors retourne à ta petite vie pathétique et fous moi la paix !
Hilf mir fliegen dit :
Cool ! Quel genre de soirée ? Amuse toi bien !

Estomaquée, la jeune fille referma son portable d'un coup sec. En plus, cette fille avait un pseudo ridicule, paroles d'une chanson de Tokio Hotel, un groupe complètement minable (quoi qu'avec un guitariste plutôt sexy). Elle repensa à son pseudo à elle et cela lui rendit le sourire. Si le programme n'avait pas changé, ce soir elle allait rencontrer Hayden Christensen. En plus, il venait justement de rompre avec sa petite amie.

-Je vais te la faire oublier, moi.

Une fois que son frère fut sorti de la douche, elle se dépêcha d'aller se préparer. Deux heures plus tard, elle était fin prête. Pile poil, elle entendait sa mère faire entrer Lucy. Elle alla rejoindre son amie mais celle ci l'arrêta net.

-Hep hep hep ! T'as pas oublié quelque chose là ?
-Euh je pense pas...
-Sally ! Jessy a les yeux bleus !

Oups. La jeune fille retourna précipitamment dans la salle de bain et mit délicatement ses lentilles de couleur. Voilà. C'était nickel. Elle se regardant encore quelques instants dans le miroir, admirant les contours harmonieux de son visage. Elle vérifia une dernière fois son look général. Décolleté plongeant, minijupe provocante. Elle se retourna et fut surprise de voir Lucy dans l'encadrure de la porte.

-T'as fini de t'admirer ? lança la jeune fille en souriant.
-Y a de quoi non ?
-Tu es irrécupérable.
-Oui, mais dans cette tenue, je ne pense pas qu'Hayden va résister une seule minute.
-Tiens donc, je l'avais oublié celui là. Je vais donc encore une fois devoir rentrer seule ?
-Ca ne tiens qu'à toi de ramener un mec chez toi ! C'est toi qui ne veux pas alors te plains pas !
-Je ne me plains pas ! J'ai juste pas envie de collectionner les hommes dans mon lit, tu le fais assez bien pour nous deux !

Les deux jeunes filles se regardèrent d'un air froid, puis Sally se mit a rire.

-Oh et puis c'est vrai tu as raison, je le fais assez bien. Allez on y va, qu'est-ce qu'on attend ?

Elles n'avaient que quelques rues à traverser pour rejoindre la soirée. La nuit était fraîche, et elles furent bien contente d'être arrivées. Sally jeta quelques coups d'½il autour d'elle. Elle aperçut même Beyonce. Comme d'habitude, le videur regarda Sally d'un air ébahi et lui fis signe d'entrer avec un sourire stupide collé sur son visage. Comme d'habitude, les deux amies s'amusèrent comme des folles toute la soirée et comme d'habitude, Sally finit la nuit chez le garçon qu'elle avait ciblé avant d'entrer.


Expéditeur : .............
Rédigé le : Jeudi 08 février 2007 à 16:02
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Commentaire : keski di ke t sorti ac ya meme pa de tof de vous deux
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Bon alors les coms comme ça ça commence à me souler mais vraiment. Déja la fille qui a un super courage de mettre son nom enfin bref...
Fin voila yen a qui devraient se mettre à réfléchir un peu.
Sur ce...

# Posté le jeudi 08 février 2007 10:33

Modifié le vendredi 09 février 2007 12:55